Crash à l’aéroport de Saint Etienne (enfin presque…)!

Dring… Dring…
Je décroche le téléphone à moitié endormi par une micro sieste: »Patrick dépêche toi de venir à l’aéroclub, un crash à eu lieu sur la piste! »
?!?, L’appel était sérieux et l’ordre impératif aussi, intuitivement je suis la consigne et me dirige vers l’aéroclub. Sur la route, j’essaie de voir la fumée de la catastrophe.
Au rond point de l’aéroport, des voitures de gendarmerie sont postées et un gendarme me barre le passage.
Après négociation et persuasion, la voie est libre vers les locaux de l’aéroclub. Conforme à ses explications, la zone de parking est envahie de véhicules de secours et de police.
Je me gare très tôt faute de place et empoigne mon appareil photo. Je traverse la place en saluant rapidement plusieurs pompiers attendant visiblement des commandements d’intervention.
Je rentre dans les locaux et quelques membres déjà présents regardent à travers les baies vers la piste.
Un ballet de camions, ambulances, soldats du feu s’agitait autour d’un lieu que le nombre de véhicules présents masquait. Où était le Boeing 737 de Ryanair, où était le C172 que mes camarades me disaient impliqué dans le crash?

 

Des rescapés, couvertures de survie enveloppant leur corps, étaient dirigés vers probablement une antenne médicale.

 

Était ce la fin d’un feu ou une reprise, de leur camion, les pompiers arrosait de mousse une zone toujours invisible à nos regards.
Visiblement, tous les moyens de secours de la région étaient déployés à ce demander s’il en restait pour d’autres accidents.

 

 

Finalement, seulement quelques morts théoriques et des dizaines de blessés hypothétiques sorti d’un vieil autobus représentant la carlingue d’un 737 seront les décors et acteurs d’une grande séance de réality théâtre.
Ont a eu chaud, cela aurait pu être vrai.
Pendant quelques heures, ce pseudo dramatique ballet avait quelque chose de beau.
Dans ces feux, ces clignotants bleus, rouges, orange dans les quels évoluaient des combinaisons rouges, bleues ou oranges souvent fluo.
A la tombée de la nuit, cela devenait irréel.

Puis le drame étant terminé, le rideau est progressivement tombé sur la scène, que dis je, sur la piste, où il ne restait plus que quelques véhicules dont une balayeuse pour éliminer toute trace de la séance.

 

Fin du spectacle.
A quand le prochain? Enfin un faux bien sûr, comme celui là.

Vu par Patrick.

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