Estivareille – La Chaise Dieu: 8 heures aller-retour !!

Jamais dans la mémoire des pilotes de l’Aéroclub des Ailes Foreziennes le parcours entre Estivareilles et La Chaise Dieu n’avait pris autant de temps. Éloignés seulement d’une vingtaine de km à vol d’oiseau, nos pilotes ont réalisés le trajet aller-retour en 8 heures avec un ravitaillement à Craponnes. Record de lenteur battu…

Fort facteur de base? Non, non, ce n’était pas en avion mais en train que nos vaillants pilotes, conjoints, amis et enfants ont réalisé ce parcours.

 

 

Lors de ce dimanche 04 novembre par un temps gris et humide, nous nous sommes retrouvés une petite centaine de personnes à la gare d’Estivareilles (42) pour partir à bord de voitures de train sous l’égide du Président du Chemin de Fer du Haut Forez, Yvon Charasse.

Pour certains, ce fut l’occasion d’approcher et même de monter à bord d’une vraie machine prête à emmener son petit monde dans les lacets et les côtes du Haut Forez. Pour d’autres, la visite d’engins comme la Draisine ou automotrices  issus des premières « Micheline » s’est réalisée sous la pluie.

 

Néanmoins, à bords, certaines avaient également prévu les vivres en cas de…

Avant le départ imminent, quelques uns ont été visiter la cabine de la motrice, une BB63705, qui, pour les intéressés de la mécanique est un diesel alimentant une génératrice produisant du courant pour les quatre moteurs électriques entrainant les roues.

Non, ce n’est pas Michel qui nous conduira aujourd’hui. Bon en voltige sur CAP 10, OK,  mais dans un train??

10h30 pétantes, coup de sifflet du Chef de train et dans une douceur extrême, les voitures commencent à rouler sur la voie qui nous mènera d’abord à Usson Saint Pal de Chalencon avec une petite halte devant la gare transformée aujourd’hui en complexe culturel.

 

Tout le monde trouvera sa place à bord.

 

 

 

Un arrêt judicieux sera réalisé au milieu du viaduc de Pontempeyrat, séparation entre les départements que sont le Puy de Dôme, la Loire et la Haute-Loire. Ce viaduc sépare également la région Rhône Alpes et l’Auvergne; bref, un point statégique…

 

 

 

Un plongeon à l’élastique?

La rame s’ébrane à nouveau vers Craponne avec une vue magnifique du Mézenc, quand il fait beau! D’ailleurs, le dicton du coin est « Quand on voit clairement le Mezenc c’est qu’il va pleuvoir; quant on ne le voit plus c’est qu’il pleut ». (Auteur inconnu).

Le prochain arrêt à Craponne permettra de réchauffer les cœurs et les corps avec un très sympathique pot d’accueil.

 

 

 

 

Certains écoutent le discours religieusement et d’autres sont plus réactifs aux discours.

De plus, nous serons les premiers passagers à rouler sur le nouveau tronçon qui atteint maintenant La Chaise-Dieu .

Durant cet intermède, l’intérieur des voitures se transforma comme par magie en salles de restaurant.Une préposée de la Sté du Chemin de Fer du Haut Forez est prête au guichet à valider les billets…

Dès notre départ de Craponnes, de sympathiques hôtesses passaient à nos tables pour nous servir un excellent déjeuner.

Curieusement, nous n’avons pas de photos de ce moment, probablement que l’on ne photographie pas la bouche pleine…

Ne dépassant pas les 50 km à l’heure, nous arrêtant lors de passage de route ou ralentissant sur les passages automatiques, les discussions étaient animées et couvraient largement le bruit des roues sur les rails.

Au passage, notons l’extrême gentillesse et patience des membres bénévoles du Chemin de Fer du Haut Forez qui auront oeuvré toute la journée, parfois sous la pluie (les passages de route par exemple) pour nous rendre cette journe agréable et sans souci. Bravo !!! Notre mécanicien (et attention, pas chauffeur!) quitte son boulot à la SNCF le vendredi soir pour, devinez quoi, conduire un train le week-end. Si ce n’est pas de la passion!!!

Passage de Sembadel puis arrivée en douceur avec quelques coups de trompe chez les Casadéens et Casadéennes. Pour les plus téméraires, visite rapide sous la pluie du centre de la ville et de quelques lieux d’histoire. Ils apprécieront au passage la salle des Echos et le cloître de l’abbatiale.

 

 

 

15h00, changement de sens de la motrice pour un retour sous la pluie vers Estivareille. Le chemin étant exactement le même qu’à l’aller, les discussions s’apaisent, certains somnolent et l’agitation de l’aller s’estompe sur le retour. Sembadel, Craponne, Usson et enfin l’arrivée au terminus à la nuit tombée.

Arrivée à notre point de départ  en gare d’Estivareille. Nous nous quittons heureux de cette journée ferroviaire.

Lors de la manœuvre pour rentrer la traction, un rail capricieux à empêché notre convoi d’aller plus loin mais la faible vitesse et la prudence de notre jeune mécanicien ont résumé l’affaire à quelques heures le lendemain matin à remettre tout cela d’aplomb .

Chacun a pu regagner son « chez soi » avec le sentiment d’avoir passé une journée quand même très spéciale.

Une journée  en train  avec un excellent repas à bord, on ne fait pas cela tous les jours.

Merci et félicitation à Yvon et à l’ensemble des acteurs de ce week-end d’avoir imaginé et réalisé ce voyage.

 

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